Mangez au restaurant jeudi 8 octobre pour participer à la lutte contre le Sida

 

Sur les 80 établissements français qui participent au Sidaction, trois sont du Pays du coquelicot. Le Poppy à Ovillers-La-Boisselle, le Cochon salé à Authuille et le Longchamps à Albert reverseront 10% de leurs revenus du jour, demain.

Hier les chiens sans maître, jadis les enfants malades, et maintenant les personnes atteintes du Sida  : Judith Fricot, plus connue pour ses activités de medium à Englebelmer, met son réseau à profit de judicieuse manière.

«  J’ai besoin de me sentir utile  », confie-t-elle. Si elle n’est pas totalement satisfaite, convaincue que les participants auraient pu être plus nombreux, sa mobilisation a payé.

Elle a frappé à toutes les portes des restaurateurs du Pays du coquelicot et trois ont répondu à l’appel. «  J’ai dépensé beaucoup d’énergie pendant une quinzaine de jours  », assure-t-elle.

Le Poppy à Ovillers-La-Boisselle, le Cochon salé à Authuille et le Longchamps à Albert, rue Jeanne-d’Harcourt, joueront le jeu. L’opération intitulée Les chefs solidaires sera suivie dans 80 établissements français, et les seuls dans la région sont ces trois-là.

Le principe est simple. «  Les participants reversent 10 % de leurs recettes du jour, jeudi 8 octobre, au Sidaction. Et 60 % est déductible des impôts. J’ai calculé. Celui qui réalise une recette de 1 000 euros, un jeudi, reverse 100 euros au Sidaction et voit 60 euros déduits de ses impôts. Ça ne lui retire en fait que 40 euros  », chiffre l’ambassadrice de l’opération.

Pour autant, elle a essuyé beaucoup de refus, et quelquefois pour des motifs étonnants. « Plusieurs m’ont parlé de leurs charges, un autre m’a avoué qu’il était sous le coup d’un contrôle fiscal, et, j’étais surprise, un restaurateur m’a dit que si ça avait été pour la lutte contre le cancer, il aurait participé, des proches étant touchés, mais là, il ne se sentait pas concerné  », rapporte-t-elle.

En 2016, elle envisage de s’adresser également aux restaurateurs amiénois, peut-être en passant par les étudiants, particulièrement visés par les actions de prévention.

Courrier Picard 6/10/2015